[CRITIQUE] Rogue one, un James Bond en demi teinte - Deuxième
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Un deuxième regard sur le cinéma

[CRITIQUE] Rogue one, un James Bond en demi teinte

Le nouvel épisode de la franchise du plus célèbre espion britannique a clairement affiché son ambition de se moderniser, encore une fois. Mais à vouloir trop faire évoluer les codes, le risque de perdre l’essentiel de l’âme du matériau original n’est jamais loin.

Nouvelle ère, nouvel acteur. C’est Diego Luna qui a été choisi pour reprendre le rôle du célèbre héro. Le choix était prometteur car il représentait une sorte de synthèse de tous les acteurs passés : ni trop violent, ni trop misogyne, ni trop poilu… C’est aussi là son principal défaut. A trop piocher dans les vieilles recettes, on ne fait rien de nouveau.

James est d’autant plus en demie teinte que le film laisse la part belle aux seconds rôles. L’histoire n’est pas seulement centrée sur le célèbre espion mais sur une multitude de personnages. Là aussi, cela s’inscrit dans la nouvelle mouvance du cinéma d’action où l’on met en scène une équipe avec chacun leurs compétences (Mission : impossible, Justice League, Suicide Squad…).

Le plus original, c’est finalement de placer la James Bond girl sur le devant de la scène. Elle vole la vedette au Mister Bond himself en étant au cœur de l’action et même l’élément déclencheur de l’intrigue. Par contre, sans vouloir spoiler, l’érotisme latent de la franchise n’est pas au rendez-vous.

Les gadgets font, quant à eux, leur grand retour et pour le coup, c’est un festival. Armes en tout genre, hologrammes, ordinateurs futuristes… La fameuse Aston Martin est carrément remplacée par… un vaisseau spatial ! Car il s’agit bien d’un univers spatial dans ce nouvel opus. Les scénaristes ont en effet repris quelques idées de l’épisode Moonraker avec Roger Moore, pourtant considéré comme un des plus mauvais. Le choix est donc étonnant.

Côté méchant, on sent la volonté d’introduire un nouveau personnage qui s’inscrira dans la durée. On le voit encore peu dans le film mais il est déjà imposant, autant dans son accoutrement que par l’aura sombre qu’il confère. Les scénaristes n’ont pas non plus lésiné sur le repaire de ce nouvel ennemi avec un décor qui s’avère titanesque. Joli clin d’oeil, son look s’inspire beaucoup des 70’. On peut y voir d’autres références mais, sans parler encore de plagiat, il faut bien avouer que ce nouveau personnage a des faux airs d’un autre grand vilain du cinéma, le célèbre Dark Vador de la saga Star Wars…